Mon astuce surprenante pour gérer ma peur

par Clemence

Le cœur qui bat à 100 à l’heure. Les jambes tremblotantes. La bouche un peu pâteuse. L’impression que ton cerveau s’est vidé en deux secondes trente. Ces sensations te sont familières ? Tu as le sentiment d’être un petit animal pris au piège de phares de voiture bien trop éblouissants pour toi ? 🔦

Je connais aussi.

Cela m’arrive quand je dois affronter une situation qui sort de ma zone de confort. Par exemple, quand je suis partie lors de mon grand premier voyage solo. Ou encore quand, étudiante, j’ai dû faire une présentation au big boss de l’entreprise dans laquelle je faisais mon stage. Alors certes, je n’ai pas forcément tous les “symptômes” en même temps. Mais quand je les vois poindre, je sais que j’ai peur, que je ne suis pas à l’aise tout et que la suite peut être compliquée si je ne gère pas ce sentiment.

La peur parfois me fige complètement ou me pousse à fuir la situation inconfortable. Parfois, elle me fait simplement trébucher, c’est à dire que je me comporte n’importe comment et je me demande ensuite “Mais pourquoi est-ce que j’ai fait ça ? ” ou “Pourquoi est-ce que je ne l’ai pas fait ?”, “Mais qu’est ce qui m’a pris de dire ça ?” , …  🙄

Tu vois ce que je veux dire ? Eh oui j’en suis sûre. Je te vois hocher la tête derrière ton écran.

Il est normal d’avoir peur. Pourquoi en avoir honte ? C’est humain, même animal. Elle a pour but premier notre sauvegarde, d’où notre réaction physique comme la décharge d’adrénaline lors d’une agression. Elle nous rappelle aussi la prudence, la prévoyance. Mais face à une situation de haut stress, la fuite ou la politique de l’autruche ne sont pas forcément les meilleures solutions.

J’ai mis du temps mais j’ai trouvé ma technique pour avancer : je l’accepte. Oui c’est aussi simple que ça. Enfin, à dire. Pour le faire, c’est un chouïa plus dur. Mais … mais … j’ai ma petite méthode.

Au risque de passer pour une illuminée, je te confie mon secret. 🤐

Je la personnifie hors de moi et je lui parle. Je la vois comme une entité qui ne fait pas partie de moi mais qui m’accompagne. Elle est là, à côté de moi comme une invité dont je me passerais bien mais qui s’incruste quand même. Une indésirable clairement. Je ne la veux pas mais elle est là. Alors plutôt que de la repousser parce qu’elle ne fait que revenir, et à chaque fois beaucoup plus forte, je lui dis :

“ok ! Je te vois. Tu es là. On va faire un bout de chemin ensemble. C’est normal que tu sois là mais je ne te laisse pas les rennes. C’est moi qui décide.”

Ma peur ne prend plus toute la place car je ne la lui laisse plus. Elle est là, je l’ai vu et le lui ai signifié. Elle n’a plus besoin de se manifester outre mesure. J’ai pris en compte le rappel d’action qu’elle me donne : prudence, vérification, …

Je lui parle, j’envisage “avec elle” les possibilités de la situation. Je déroule le fil du pire et me prépare au scénario catastrophe. Il ne disparait pas par magie, il peut toujours arriver. Mais je suis allée au bout de mon raisonnement, parfois, je l’avoue, un peu tordu. Du coup, je n’ai plus de raison de cogiter outre-mesure dessus. Je suis plus sereine sur ce qui peut arriver et je me comporte de manière beaucoup, beaucoup plus naturelle. Je suis prête pour le pire et laisse la place au meilleur scénario.

Vouloir oublier sa peur, c’est lui donner du pouvoir et paradoxalement se focaliser sur elle. C’est d’ailleurs ce qui nous fige. Nous la regardons tellement que nous avons le sentiment de ne plus pouvoir bouger. Or si nous prenons du recul et surtout le temps d’analyser ce qu’elle a à nous dire, nous nous mettons à nouveau en mouvement à notre rythme et sereinement.

Evidemment, je ne parle pas de la peur dans un cas de réel danger comme une agression, là clairement, il faut prendre ses jambes à son cou et déguerpir au plus vite.

Non. Je parle de la peur face à un examen, peur des résultats médicaux, peur de demander à son crush du moment d’aller boire un verre, peur de se lancer, peur de faire cette présentation devant le management ou les clients. Ces peurs que nous alimentons toute notre vie par de mauvaises expériences, par les réflexions plus ou moins méchantes que nous avons eues. Ces peurs qui font que nous nous replions sur nous-même.

Ne laissons pas la peur nous tenir sur le bas-côté de la vie. Ne la laissons pas guider nos décisions.

Acceptons-la. Regardons-la dans les yeux. Disons-lui je sais que tu es là mais c’est moi qui décide. Prenons notre temps et avançons avec elle.

 

J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre.

– Nelson Mandela

 

🌺 Et toi quelles sont tes techniques ? Mon astuce te parle ? Ou bien la trouves-tu trop loufoque ? Teste-la et dis moi ce que tu en penses.

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