Quand fiction et réalité s’emmêlent

par Clemence

Une communication attractive

En septembre dernier, je suis partie à Melbourne.

Une semaine pour déconnecter et me balader dans la ville. Une pause bien méritée, mais là n’est pas le sujet. Au gré de mes pérégrinations (un peu orientée, je le reconnais :D), j’ai atterri au Musée de Melbourne. J’aime beaucoup cet endroit que je trouve intéressant et diversifié. Mais là, en l’occurrence, j’ai été interpellée par les affiches : « The wonder of nature : les animaux fantastiques ».

Hum hum, un titre qui a attisé ma curiosité.

Animaux et monde magique : le combo me plaisait bien. Si je ne suis pas une fan de l’autrice JK Rowling (cf. ses positions transphobes), j’adore l’univers qu’elle a créé. Alors bingo, je décide d’aller y faire un tour.

Je ne vais pas vous faire languir plus que ça : j’ai adoré.

The wonder of nature : les animaux fantastiques

Tout commence par un livre : celui de Norbert Dragonneau. Nous y découvrons l’illustration d’un Botruc. La découverte se poursuit avec des créatures toutes plus surnaturelles les unes que les autres : licornes, sirène, dragons pour les plus classiques, niffleurs, démonzémerveilles, occamys, éruptifs.. pour celles issues de l’imagination de JK Rowling.

Au fil du parcours, nous partageons avec enthousiasme la passion de Norbert Dragonneau pour protéger ces espèces magiques et exceptionnelles. Quel plaisir de naviguer dans cet imaginaire!

Puis, l’exposition prend un tournant. La question se pose : sommes-nous capables de nous émerveiller face aux animaux de notre monde de moldus ?

Baleines, oiseau, phoques, rhinocéros, tigres et autres créatures plus ou moins menacées sont à l’honneur. La sensibilisation à la protection de la faune terrestre se fait via des photos, des reportages vidéos et des explications simples mais très claires.

Si nous sommes capables d’admirer la beauté d’animaux inventés, est-ce que parfois, nous n’en oublierions pas un peu la magie de notre monde ? Je n’ai pas la prétention d’y répondre, mais c’est une question que je me pose régulièrement (indépendamment de cette exposition). Qu’en pensez-vous ?

Science, nature et magie

De cette expo, j’en retire deux éléments/rappels intéressants qui nourrissent ma créativité de lectrice et d’autrice :

  • L’imaginaire se nourrit du réel (on est d’accord que j’enfonce un peu une porte ouverte). En mélangeant science, nature et magie, cette exposition évoque la force d’inspiration entre réalité et mythes et légendes. Petit mémo personnel, quand je me sens en panne d’inspiration.
  • L’utilisation d’un ouvrage populaire donne une dimension ludique à un sujet important. Ou comment sensibiliser à des causes en utilisant la fiction. Est-ce que cela n’apporte pas un plus ? Est-ce que cela ne permet pas une attention plus prononcée ? C’est le sentiment que j’ai. Le parallèle simple et efficace nous amène à regarder notre quotidien avec des yeux émerveillés.

Si l’exposition semblait, dans un premier temps, interpeller essentiellement les fans ou connaisseurs de l’univers créé par J.K Rowling, n’importe qui pouvait se laisser entraîner dans cette découverte et sensibilisation.

Une bonne excuse pour acheter un livre

Cette visite m’a tellement enthousiasmée que j’ai voulu garder un souvenir physique de ce passage. C’est tout naturellement que j’ai choisi… un livre. Sans surprise, n’est-ce pas ?

J’ai trouvé cette exposition extrêmement réussie et je me sens réellement chanceuse d’avoir été à Melbourne au moment où elle se déroulait.

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