#4 – Ecrire même (et surtout) quand je ne suis pas motivée

par Clemence

Cette année, pour la première fois, je me suis inscrite au NaNoWriMo. Tellement d’auteurs en herbe ou confirmés en parlent que je me suis dit, “let’s go, je tente”.

J’aime beaucoup l’idée. Se challenger au sein d’une communauté pour écrire 50 000 mots en un mois, soit à peu près la taille d’un roman, est très motivant. Un sprint quelque peu marathonien. Je me voyais déjà avoir mal aux poignets et aux yeux à force de passer du temps sur mon ordinateur. Dans les faits, … comment dire ? C’est un gros fail. A aujourd’hui, je n’ai écrit que 1000 et quelques mots. 😕 Aie ! Où est donc passée ma motivation ? Des excuses, j’en ai à la pelle dont une très valable : préparer le mariage de ma soeur dont je suis le témoin. Mais quand même.

Nous sommes d’accord, le mois n’est pas fini et à raison de presque 3 000 mots par jour, je peux encore tenter d’atteindre les 50 000. Mais franchement, l’objectif me parait très, voire trop haut et surtout que j’y participais, non pas pour gagner, mais pour acquérir une routine d’écriture.

 

Comment faire pour garder la motivation jour après jour ?

Garder sa motivation est compliqué et même très dur. Quand j’écris sans inspiration, j’ai le sentiment de simplement poser des mots les uns après les autres sans réel rendu. Au contraire, lorsque je suis en mode créatif, je vis complètement la scène et j’ai l’impression d’écrire un truc de folie. 🔥 A la relecture, je ne pense pas qu’on voit une vraie différence. Celle-ci est réellement présente au moment de la rédaction. L’un est facile et l’autre pfiou, c’est du travail ! Ce n’est plus drôle du tout.

En me mettant sur mon compte du NaNoWriMo pour contempler mon échec ou essayer d’y puiser un sursaut d’entrain, j’ai relu les mails envoyés par l’organisation dont un pep talk de Andy Weir. J’avoue que je ne le connais pas du tout en tant qu’auteur, mais il parlait exactement de ce problème : la motivation qui va et vient. Un de ses réponses était la suivante (j’ai traduit de l’anglais) :

“Nous devons accepter que nous n’allons pas écrire en mode tout feu tout flamme avec une euphorie créative tout le temps. Au contraire, cet état est plutôt rare. La plupart du temps, écrire est une corvée. Acceptons cette idée et concentrons-nous sur notre objectif.”

Il poursuit avec une comparaison que j’ai adorée. Je vous la partage car je la trouve belle et visuellement enrichissante :

“Ecrire n’est pas comme jouer de la musique où l’acte en lui-même est gratifiant. Voyez-le plutôt comme du jardinage. Le travail est laborieux et souvent pénible, mais le résultat est juste exceptionnel.” 🌿

 

Un mot est comme une graine.

Ne trouvez-vous pas l’image  superbe ? Ecrire, c’est créer un magnifique jardin dans lequel le lecteur va se promener et profiter de beaux moments. C’est une vision qui m’enchante et que je souhaite garder à l’esprit chaque fois que je galère ou trouve une excuse. L’effet n’est pas immédiat, mais à force d’entretien, de soin et de beaucoup d’amour, le jardin sera époustouflant !

Mon challenge personnel est de finir #LaFaille pour décembre afin de passer la tondeuse, euh être en relecture, en janvier. J’y crois et je garde en tête mon image végétale !

Pour une motivation supplémentaire, avec certaines personnes de mon espace de coworking (ça fait environ deux semaines que j’y vais), nous avons prévu une réunion hebdomadaire pour se fixer les objectifs de la semaine et faire un debrief de la semaine passée. Si à chaque fois, je me fixe un nombre de mot pour ensuite avouer piteusement un échec, cela va me miner le moral et tuer toute crédibilité.

La première réunion à lieu lundi prochain. A très vite pour un debrief. On y croit !

Sur ce, je m’en vais bêcher, pardon écrire. 😜👩🏼‍🌾

 

17/11/2018

Ce site utilise des cookies pour vous garantir la meilleure expérience. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. Accepter En savoir plus

ut ut neque. dolor id suscipit felis