Comment savoir quelle est la meilleure idée pour mon livre ?

par Clemence
Comment savoir quelle est la meilleure idée pour mon livre ?

Spoiler alert (incomplète) : je ne sais pas (et toi non plus) quelle idée est la meilleure, celle qui va tout révolutionner et mettre tout le monde d’accord. Et, à moins d’avoir des dons de divination, ce n’est pas possible.

Si je ne peux pas deviner, pourquoi est-ce que je devrais m’en soucier et me prendre la tête ? Parce que je souhaite être lue et appréciée ?

Cela semble être une bonne raison. C’est vrai, que si j’ai créé ce site, c’est pour donner une vie à mes textes. Pour les rendre visibles et avoir des retours. D’ailleurs, n’hésite pas à me contacter, cela fait toujours plaisir.

Est-ce que je peux plaire à tout le monde ?

Sûrement, si je me mets en mode caméléon (et encore, il y en a toujours qui trouve à redire). D’ailleurs avec mon premier blog, j’ai eu ce tort et je l’ai très vite arrêté. Je m’épuisais inutilement et je ne ressentais plus aucune satisfaction. Que de la contrainte tant dans la thématique que la façon d’écrire : la double peine.

La vraie question était et est : et moi ? Est-ce que je me plais à moi en m’adaptant à ce qu’attendent les gens ?

Pas forcément, voire pas du tout. Écrire un texte, et m’échiner à le continuer, juste parce que je pense qu’il peut convenir aux autres, alors que le sujet ne m’excite pas plus que ça, est une souffrance.

L’écriture n’est pas aussi facile qu’on peut le penser. Ne nous voilons pas la face. Le mythe de l’écrivain qui, pris d’une inspiration fulgurante, noircit les pages à toute allure est un mythe. Ces moments-là sont rares et précieux. Le plus souvent, l’écriture (de fiction ou d’article) est ingrate, mais reste un bonheur pour les passionnés.

C’est pour cela qu’il est d’autant plus nécessaire de se faire plaisir sur le sujet choisi. Qu’il soit en adéquation avec ses passions, ses intérêts, sa curiosité.

Pour mon site, ma ligne directrice est d’aller vers ce qui me fait vibrer et m’inspire à l’instant T. J’ai encore quelques soubresauts à vouloir rentrer dans le moule. Je travaille au quotidien pour lâcher-prise et donner à mon écriture encore plus d’authenticité et de fraîcheur. Je ne te cache pas que ce n’est pas fun tout le temps, mais la satisfaction finale balaie ces difficultés.

Quand j’aborde un sujet qui ne m’emballe pas, je galère à tous les niveaux. Très vite (sauf obligations), j’abandonne pour passer à autre chose. J’ai quelques brouillons d’articles qui ne verront sans doute jamais le jour.

Je ne pense pas que JK Rowling savait qu’elle allait révolutionner le monde de la lecture avec son petit sorcier. J’aime à croire qu’elle a juste pris du plaisir à créer cette histoire. Les lecteurs l’ont tout simplement senti (dont moi, je suis une fan de l’univers malgré certaines incohérences). L’engouement a été énorme.

Donc, effectivement, nous ne pouvons pas savoir quelle est la meilleure idée, celle qui changera la donne.

Si nous sommes vrais avec nous-mêmes, nous attirons les bonnes personnes, les lecteurs qui apprécieront notre travail. Je suis persuadée que cette philosophie est, également, déclinable dans tous les domaines de la vie. Attention, je ne dis pas que c’est facile, mais ressentir au plus profond de ces tripes que le sujet vous fait vibrer et suivre ce mouvement, ça n’a pas de prix.

Finalement, la meilleure idée est celle :

  • qui t’excite le plus,
  • que tu as le plus de plaisir à creuser
  • et que tu as hâte de retrouver dans tes moments de tranquillité.

Tout est dans le partage et l’émotion. C’est, à la fois, aussi simple et aussi complexe que ça.

Est-ce que cette réflexion te parle ? Es-tu d’accord ?

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