Comment ne plus avoir peur d’entendre “Non”

par Clemence

Non ! Qui n’a pas tremblé devant ce tout petit mot ? 😱 Trois lettres qui peuvent déclencher des drames, des crises de larmes, des attaques de panique ou plus calmement un agacement. Non ! Il y a toujours eu un moment où nous n’avons pas osé demander quelque chose parce que nous savions qu’on nous opposerait un refus. Et ce non, nous ne voulions pas l’entendre. Nous en avions même peur. Nous allions nous ridiculiser et franchement nous n’étions pas d’humeur à encaisser les moqueries. Nous allions nous prendre une veste et honnêtement, ce n’était pas le moment.

Nous avons tendance à le prendre pour une forme de rejet. Et c’est vrai que c’est dur à entendre. Moi la première, je n’apprécie pas, mais pas du tout. Mais ne pouvons-nous pas aussi le voir comme une chance ? Une chance pour aller chercher ce que nous souhaitons réellement ? Une chance pour créer d’autres opportunités ? Ou une chance pour entendre un oui inattendu ? #positifutile

Un chance ? Euh tu n’exagères pas un peu Clémence ?

A bien y réfléchir : ceux à qui on n’a jamais dit non sont ceux qui ne font rien.

Quand nous nous lançons dans un projet ou vers une nouvelle aventure, le chemin est parsemé de “non”. Ils sont autant de possibilité pour se découvrir et faire preuve d’inventivité ou encore pour saisir d’autres opportunités. Non ? 😉

Une personne qui n’a jamais commis d’erreurs n’a jamais tenté d’innover.

– Einstein

 

L’apprivoiser …

Il y a un environ un an, j’ai lu un article en anglais sur Linkedin à propos du fait que nous ne savions plus entendre le “non”. Je n’ai plus de lien et ayant supprimé mon compte, j’aurais encore plus de difficultés à le trouver. Mais en substance, il disait ceci : dans nos sociétés, nous avons appris à avoir peur du non. Nous ne savons plus le recevoir. Par peur de l’entendre et/ou de se ridiculiser, nous nous freinons et nous n’osons plus demander quoique soit (ou presque).

L’auteur nous encourage : il est temps de se familiariser à nouveau au non.

Après tout, au pire des cas, qu’est ce qui se passe ? Nous passons pour une imbécile ? Et alors ? Nous n’avons n’a pas ce que nous désirons ? Et alors ? Ça fait mal ? Effectivement et alors ?

C’était la clé : “et alors ?” 🤔

Parce que oui tu peux avoir tout ça, te taper la honte, ne pas obtenir ce que tu souhaites et être blessée dans tes sentiments mais … Mais si tu oses demander et ne pars pas du principe que la personne en face te répliquera négativement, peut-être que tu pourrais avoir un oui, peut-être que tu t’ouvres à nouvelles possibilités. Infinies et délicieuses.

Dans l’article, il proposait une méthode pour apprivoiser ce petit mot aux conséquences parfois si dures. 3 étapes pour élargir sa zone d’acceptation d’un refus :

  • Commencer petit. Un pas après l’autre. S’entrainer à entendre ce mot tant redouté. Demander autour de soi des petits services, des petites choses qui, si ils sont refusés, nous n’avons pas le sentiment que ça soit la fin du monde. Ça peut être une remise dans un magasin, un service à un pote pour notre prochain déménagement, quelque chose qui nous semble accessible quand bien même nous nous imaginons connaître la réponse.
  • Ensuite, viser un peu plus grand. Augmenter d’une marche, la moyenne, celle qui nous paraissait inaccessible avant de commencer.
  • Et ainsi de suite.

 

“Si tu ne demandes pas, tu ne sais pas.”

La lecture de cet article a été une révélation pour moi. Un déclic s’est produit dans mon cerveau. 🎇 Ce que mon père m’avait toujours dit “si tu ne demandes pas, tu ne sais pas.” prenait enfin, non pas sens, mais plus une épaisseur et une envie de mise en pratique. Du bon sens on est d’accord, mais parfois étouffé sous les peurs et réticences qu’on acquiert en grandissant. Sans oublier le poids de autres, qui nous disent, “mais tu es folle, tu ne vas pas demander ça”,… Arghhh !

Le lendemain matin, armée de cette nouvelle motivation et prête à vivre une rebuffade, je vais voir mon manager. Le coeur bat la chamade. Ni une ni deux : “Qu’est ce que tu dirais si je demandais une année sabbatique ?” Vous notez que la formulation est loin d’être la meilleure, j’aurais pu mieux faire, mais le principal étant que je me sois lancée.

Et là ! Miracle ! Moi qui m’attendait à une fin de non recevoir (une des raisons qui sapait ma motivation et m’empêchait de me lancer), j’entends ébahie : ” Pourquoi pas ? Laisse-moi en discuter avec le directeur. “

Dans ma tête, c’était la folie, ça faisait des bonds dans tous les sens. Pendant ce temps, je devais avoir la tête de poisson rouge stupéfait 🐠. Pendant deux-trois secondes, je vous rassure (et moi aussi), le temps de reprendre mes esprits. Je n’en croyais pas mes oreilles. Non seulement je n’avais pas le “non” craint mais en plus mon rêve allait potentiellement se réaliser. Tellement étonnée, il m’a fallu trois semaines avant de pouvoir leur communiquer mes dates. Bah oui, le temps de réaliser la portée de ce que j’avais obtenu.

J’étais persuadée que j’allais recevoir une objection scandalisée et j’ai eu un “oui” !

Depuis début mars de cette année, je suis en congés sabbatique parce que j’ai osé prendre le risque d’entendre “non”.

Est-ce que ça valait la peine d’avoir une boule au ventre et les mains tremblantes avant de demander ? OUI, carrément !

Pour la petite anecdote, j’ai osé aller chercher ce “oui”, parce que j’avais eu un méchant blackboulage quelques mois auparavant. Comme quoi, cette expérience négative dont je me serais bien passé, m’a ouvert les portes d’une autre belle aventure.

 

S’entraîner sans se mettre la pression

Depuis ce démarrage en fanfare, je m’entraine régulièrement. Je fais des demandes saugrenues ou sérieuses, mais je demande. Des refus, j’en entends, mais je ne me décourage pas et j’ai remarqué qu’aujourd’hui j’ose poser des questions qu’il y a un an je n’aurais même pas envisagées. Alors je me demande ce que ça va être l’année prochaine. Yeah baby ! 🤘

Parfois, ma peur de la réponse reprend le dessus et je me tais. Mais je ne me blame plus pour ça, je ne suis pas parfaite et tant que j’essaye régulièrement c’est le principal. C’est la meilleure façon d’étendre ma zone de confort et de m’ouvrir à de nouvelles expériences ou de faire preuve d’inventivité (on est d’accord on évite les situations dangereuses et autres conneries).

C’est parce qu’on m’a dit non que je me suis débrouillée.

J’essaye de ne plus partir du principe que je connais la réponse. Je ne veux pas de regret parce que je n’aurais pas osé demander.

🌺 Alors prêtes à entendre non ? Dites moi par message quel a été la dernière fois que vous l’avez entendu ? Quel est ce non que vous attendiez et qui s’est transformé en oui ? Quelles autres opportunités sont venues de ce mot tant détesté ?

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