24/10/2018 – Journal d’écriture #3

par Clemence

#ALBA

Que de choses se sont passées depuis ma dernière publication dans cette rubrique. Même si, depuis quelques semaines, l’écriture s’est faite un peu plus rare, j’ai malgré tout bien avancé. Et quel plaisir! Des blocages se sont levés, des chemins que je n’envisageais pas ont été pris.

Je découvre que mes personnages ont une vie qui leur est presque propre. Si, si, je vous jure, je pourrais presque les entendre me dire :  “allons tu sais bien que je ne peux pas dire ça.  En revanche, dans cette situation, j’agis de cette manière”. On avance main dans la main pour construire leur histoire.

Tout ça pour dire que le Canada m’a bien inspiré. Et notamment la Nouvelle-Ecosse, petit bijou dans l’Atlantique Nord qui semble hors du temps et du réel. Un monde magique plein de féerie. Alors forcément pour mon roman #ALBA, j’étais dans l’ambiance. Dire que je ramais depuis un moment avec la construction du plan et de l’intrigue est un euphémisme. Et dans ce petit café à Lunenburg, plouf le courant m’a emporté avec douceur. J’ai noirci les pages de mon bloc-notes jaune achetés à la boutique d’en face.

Il faut dire que j’avais avec moi pour me tenir compagnie le meilleur chocolat chaud que j’ai eu la chance de goûter. Exceptionnel! J’ai bien évidemment demandé au propriétaire du café quel était l’ingrédient qui enchantait mon palais. “Secret” m’a-t-il dit. A la fois, frustrée et comblée par la douceur du breuvage, je suis revenue en goûter chaque jour de mon séjour à Lunenburg. Assise à ma table ronde, les idées ont fusées. Le chocolat pour tout compagnon, toujours accompagné d’une petite douceur (scone ou tarte aux pommes), j’ai écrit. Les conditions parfaites dans cette ville colorée et pleine de  fantaisie pour avancer sur mon roman.

J’ai réussi à établir le plan complet de mon histoire (qui sera en fait beaucoup plus long que ce que j’avais initialement imaginé) : 4 parties plus un épilogue. J’ai également détaillé les chapitres par partie. Cela peut sembler énorme mais en fait, cela m’a pris un peu moins de deux heures. J’y avais tellement réfléchi que les idées venaient d’elles-mêmes. Il me suffisait de les poser sur le papier. Les personnages ont également pris vie et de l’épaisseur. Chacun existe un peu plus chaque jour dans ma tête. Avant de pouvoir vous les présenter, je continue de les habiller. Mais ils débordent de vie, d’imagination et d’aventures.

La magie existe, et je l’ai expérimentée en Nouvelle-Ecosse.

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